Réponses aux questions des entrepreneurs sur le plan Breizh Fab

Dans une interview pour la revue de l'UIMM (organisation patronales des industriels de la métallurgie), Martin Meyrier apporte des réponses aux questions des entrepreneurs industriels sur ce que peut leur apporter le plan Breizh Fab.



Comment le plan Breizh Fab s'inscrit-il dans la politique de soutien à l'industrie de la Région ?
 
Le plan BreizhFab part d’une conviction : pas de Bretagne forte sans industrie forte. Dans notre région, nous parlons de 100 000 emplois directs, de 85% des exportations, de 1000 métiers différents. L’industrie, c’est aussi une large part de notre valeur ajoutée et des dépenses de recherche et développement privés. C’est aussi une présence sur tous les territoires, notamment ruraux. Accompagner l’industrie, c’est aussi faire de l’aménagement offensif du territoire. Ainsi BreizhFab s’inscrit en pleine cohérence avec les dispositifs existants en matière d’accompagnement des investissements ou de formation, c’est du plus par rapport à ce qui existe déjà. Il s’inscrit aussi dans la dynamique nationale FrenchFab initiée par Bpifrance.

Quels sont les grands principes de ce plan et ses principaux objectifs ?
 
BreizhFab, c’est notre réponse aux besoins des PME industrielles. C’est un programme par et pour les industriels, soutenue fortement par la Région. Il s’inscrit dans le temps (2020), il s’inscrit dans la FrenchFab. C’est un programme de mobilisation comme nous savons le faire en Bretagne, c’est le « pack » de l’industrie.
Il proposera des accompagnements sur-mesure, ciblés auprès des PME qui sont prêtes à franchir un cap de développement. Il participera de la valorisation de l’industrie en général.

Quelles nouveautés apporte-t-il par rapport aux programmes précédents ?
 
Il prend la suite des différents programmes « usines du futur ». Mais plus qu’un prolongement, je veux y voir un nouvel élan. Comme nous l’avons dit il a été conçu par les industriels pour les industriels. Notre volonté est de concentrer nos forces, d’afficher nos ambitions et même affirmer une certaine fierté quant à nos forces industrielles. C’est un programme qui veut aller au-delà de l’accompagnement traditionnel. De plus, j’ai le souhait que nous puissions intégrer des réponses à certains besoins émergents. Je pense par exemple à la cybersécurité. Sans la sécurité des données, il sera difficile d’assurer la liberté et la tranquillité des affaires.

Quelles sont les entreprises visées et en quoi répond-il à leurs attentes ?
 
Les défis sont nombreux, les opportunités à saisir, un nouveau monde économique qui s’ouvre, les entrepreneurs ne doivent pas être seuls, notre rôle est d’être avec eux, de les accompagner, de leur permettre une prise de recul, une aide à la décision, un réseau. Il est important qu’un chef d’entreprise ne se retrouve pas seul. Les entreprises ciblées sont les PME qui ont des caps de développement à franchir, qui ont tout pour réussir mais auxquelles il manque quelques ingrédients pour se transformer, pour conquérir des nouveaux marchés, pour connaître des nouvelles phases de croissance. J’ajoute qu’il faudra suivre au plus près le programmé pour l’adapter en fonction des retours que nous aurons des dirigeants, ils sont les seuls crédibles pour nous dire si BreizhFab répond à leurs attentes.

Combien la Région va-t-elle investir dans ce programme ?
 
Le programme est pluriannul, il se poursuivra jusqu’en 2020. Le budget global est de 3,5 millions d’euros dont x millions pour le Conseil régional.
Nous mettons les moyens comme il faut quand le sujet est stratégique. Mais ce n’est pas qu’une question de moyens, c’est un état d’esprit, nous aurions pu appeler ce programme BreizhFabSpirit. Accompagner l’industrie, ce n’est pas simplement être fidèle à ce qu’est la Bretagne, à ce qu’elle a été, mais c’est écrire une nouvelle page de son histoire économique, faire émerger des nouveaux modèles, conquérir des nouveaux marchés.
 
Lundi 2 Juillet 2018



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LE BILLET

Municipales, fin ! Le PS animera, au cœur de la cité, une opposition active, critique et proposante.

Saint-Malo a élu un maire. Quelque particulière qu'elle fût, l'élection de Monsieur Gilles Lurton a pleinement répondu aux exigences d'un scrutin démocratique constitutionnel.

Le décrochage de la participation citoyenne rend historique, ce scrutin. Chacun de ceux qui animent la vie collective, depuis la belle idée de représentation de la volonté commune, est appelé à s'interroger sur le rôle qui peut être le sien au service de la restauration d'un lien civique des citoyens entre eux et des citoyens aux institutions républicaines.
 
Ce lien s'est incontestablement distendu. 
 
La persévérance individualiste, communautariste, corporatiste, claniste, tient aujourd'hui de plus en plus lieu de boussole au coeur de la communauté politique. La colère, l'amertume, l'adulation sans frein, la réaction instantanée, le procès permanent des uns par les autres, semblent chaque jour y prendre davantage le pas sur la raison éclairée par le long temps, la mémoire, la patience, la compréhension posée de la nature, de l'histoire et de la dignité d'autrui.
 
Saint-Malo a élu un maire. Quelque particulière qu'elle fût, l'élection de Monsieur Gilles Lurton a pleinement répondu aux exigences d'un scrutin démocratique constitutionnel.
 
Nul ne saurait par conséquent remettre en cause sans imprudence, sans légèreté, sans inconséquence, la légitimité du nouvel exécutif.

​Nous saluons le choix des électeurs : il s'impose à tous les démocrates.

Mais l'heure est à la mobilisation de tout un chacun, quelle que soit son orientation politique, sociale ou sociétale. Il convient aujourd'hui de redonner toute sa force à ce qui demeure moderne, neuf, transgressif, profondément exceptionnel :  l'idée d'un destin commun apaisé, fraternel, solidaire, à la fois fondé sur la volonté des citoyens de construire par et pour autrui et sur l'engagement des institutions qu'ils échafaudent à répondre pleinement à cette volonté. 
 
Le Parti socialiste malouin, humblement, à sa place, entend tirer toutes les leçons d'une situation dont il ne veut ni dissimuler -ni se dissimuler- le caractère critique.
 
Il prendra dans les jours, les semaines et les mois qui viennent, loin des combinaisons politiques superficielles, loin des sirènes démagogiques irresponsables, des initiatives visant à la démonstration de la haute vertu de la vie civique et des valeurs républicaines.
 
 
 

Alain Jaunault
28/06/2020

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