Cinq ans de mandature Claude Renoult quel bilan, quels défis pour une nouvelle équipe ? Par Pierre Site.

A un an de la fin de mandat, Pierre site, élu du PS au conseil municipal et d'agglomération de Saint-Malo tire un bilan critique de la mandature de Claude Renoult. Dans une courte interview vidéo il introduit le texte que nous publions ici in extenso. Il développera son analyse lors de l'assemblée ouverte de la section du Parti socialiste du Vendredi 26 Avril à 20 h30, Salle municipal du port des bas sablons.



Le maire, Claude Renoult a été élu en 2014 sur une attente de renouveau dans la continuité. Sa politique repose sur trois axiomes :
  • La baisse de la population doit être enrayée. 
  • Le service public est défaillant et cher, priorité à la gestion privée.
  • Les impôts ne doivent pas augmenter.
Enfin sa politique s’exerce selon une méthode : le maire a été élu pour décider et il faut aller vite sans se préoccuper des râleurs.

Notre point de vue : 
La politique menée par la municipalité est conforme à ces éléments de départ. Cependant, cette posture brutale a de nombreux effets contre-productifs.

Une situation financière saine mais à quel prix !

Les finances de la ville sont saines. La capacité d’emprunt est préservée en vue de la construction, notamment, du futur musée maritime, et alors même que cet investissement lourd (environ 35 M€) est engagé moins de 10 ans après celui de la médiathèque. 

Les taux d’imposition n’ont pas évolué. Il s’agissait d’une promesse de campagne du maire à laquelle il est très attaché et dont il est particulièrement fier. 

Mais la situation financière s’est maintenue grâce à des choix qui ne pourront pas facilement être réitérés :
  • Transferts de compétences à SMA : les transferts font l’objet d’une compensation financière via la dotation versée par SMA aux communes. Lorsque le transfert porte sur une charge (SDIS), la dotation versée aux communes est diminuée à due proportion et le montant correspondant est figé. Ce qui est une opération blanche en année 1, les augmentations des années suivantes sont à la charge de SMA. La ville économise année après année les augmentations qu’elle aurait dû subir. 
    • Lorsque le transfert porte sur une recette (taxe de séjour), elle devient une charge supportée par SMA. A contrario, lorsque la compétence induit une recette, le même système ne laisse comme ressource à SMA que l’excédent des années ultérieures à la décision de transfert.
    • Transferts de charge de personnel : Au nom de la mutualisation, des personnels sont transférés à SMA. Il s’agit essentiellement de directeurs ou de personnels attachés à un service mutualisé (informatique). Réalisée au nom d’une efficacité qui reste à démontrer, cette mutualisation a pour effet immédiat une diminution des coûts pour la ville et une augmentation pour SMA.
    • Transfert d’équipement : la construction du centre aqualudique a été accepté par l’ensembles des maires de SMA, séduits notamment par son dimensionnement imposant et ambitieux. Toutefois la plupart ont bien compris qu’il s’agit pour Saint-Malo de se débarrasser de la piscine du Naye et de son personnel en la faisant financer par SMA. Les économies à venir pour la ville ne sont pas connues de l’opposition mais sont à évaluer en centaines de milliers d’Euros, est sans doute au-delà du million.
    • Les transferts à SMA compromettent son équilibre budgétaire. Le BP2019 ne prévoit que 179k€ d’excédent, et ce grâce uniquement à une légère augmentation des impôts.
 
  • La vente de biens municipaux : il est normal d’avoir une gestion dynamique du patrimoine. La ville avait accumulé un certain nombre de biens dont elle n’avait pas ou plus l’utilité. Toutefois, ces ressources ne sont pas renouvelables.
    •  Note sur la vente du camping des Nielles. La vente promise à Mr Raulic pour un prix de 7,5M€ est très inférieure au prix du marché (entre 15M€ et 25M€). Une grosse rentrée peut aussi être une grosse perte.
  • Le recours à la sous-traitance : les personnels sous contrat affectés à une mission qui était en régie et qui devient sous-traitée sont automatiquement transférés à la société de sous-traitance ou réputés démissionnaires. Les conditions d’emploi dans certains secteurs (nettoyage, gardiennage) permettent une diminution des coûts pour la ville.
La situation financière s’est également maintenue grâce à des conditions extérieures non maîtrisables :
  • Taux d'emprunts bas : la faiblesse des taux maintient à un montant peu élevé les intérêts d’emprunts qui sont à la charge du budget de fonctionnement (le capital remboursé est à la charge du budget investissement).
  • Faiblesse de l’activité économique qui pèse sur les coûts : les entreprises ont vu une baisse importante de leurs carnets de commandes et se sont livrées à une vive concurrence lors des appels d’offres, aussi bien pour les investissements (TP) que pour les services. Cette conjoncture est en train de se retourner.
 
Notre point de vue :
La bonne santé financière de la ville se fait au détriment de SMA et grâce à une conjoncture favorable. Cette situation arrive au bout de sa logique. L’équilibre financier de SMA est compromis. Il faudra faire des choix forts à l’avenir (diminution des dépenses et/ou augmentation des impôts)

Personnel : la ville un très mauvais employeur

La municipalité en est à son troisième DRH en quatre ans. Les deux premiers, très compétents, n’ont pas souhaité rester. Le dernier, compétent techniquement manque d'expérience à ce poste. 

La municipalité a une vision négative du personnel municipal considérant que son coût est très élevé pour une implication et un son niveau de compétence, très inférieur à celui du privé. Tout naturellement cela conduit la ville à privilégier la sous-traitance et la DSP (Délégation de Service Public). 

La gestion du personnel est coercitive et punitive (RIFSEEP). Dans certains cas, il est juste de parler de harcèlement moral. 

Les agents de certains services s’inquiètent de leur avenir (espaces verts, piscine). 

Il existe un profond malaise au sein des personnels ville (et SMA) du fait d’une gestion dure. Les dernières élections professionnelles marquent d’ailleurs un recul du syndicat local (SAM) au profit de la CGT.

Notre point de vue : 
De grandes souffrances pour le personnel laissent anticiper un lourd et long travail pour restaurer une relation de confiance et de qualité avec la municipalité.

​Culture : peut beaucoup mieux faire

L’essentiel des actions culturelles repose sur les évènements forts, initiés sous les mandats précédents.  

On ne fait pas confiance aux créateurs et on laisse peu de place à la création contemporaine dans tous les domaines artistiques. il y a un déficit d'encouragement à la création régionale, jeune et au spectacle vivant.

En revanche on fait la part belle aux gestionnaires privés en pratiquant une politique de gestion des équipements culturels (théâtres et musique actuelles) par DSP (délégation de service public) à de gros opérateurs professionnels ayant des intérêts économiques et commerciaux sur des marchés nationaux de la culture. C'est ainsi que les théâtres ont été confiés à une société parisienne qui est à la fois producteur et exploitant de spectacle.  Le gestionnaire de la "Nouvelle vague" étant d'autre part producteur d'artiste et organisateurs de festival. 
Le projet culturel de la médiathèque est sous dimensionné. 

Le futur musée maritime est sans conteste un projet fort, nécessaire, inscrit dans le contexte régional et national et qui marquera l'empreinte de Claude Renoult. Le choix architectural, monumental, impactera fortement l’espace et affirmera une certaine puissance de la ville. Sous cette forme le musée devrait attirer assez facilement les 400.000 visiteurs annuels espérés. 

On s'interroge en revanche sur le sens et les lignes directrices du projet muséal. Musée d'histoire maritime ou musée des métiers activités de la mer, traité sous quels angles : patrimonial, artistique, économique, social, historique et géographique ? Comment ce musée s'inscrira-t-il comme lieu de conservation support de recherche. Quelle animation pour en faire un musée vivant et non une belle vitrine ? 
 
Notre point de vue : 
La municipalité gère la culture mais il n'y a pas de projet culturel. La culture n’est pas vue comme moyen et objet de développement, si ce n’est sous son aspect « commercial » (fréquentation). On s'appuie peu et on encourage très peu l'émergence de nouveaux acteurs du mouvement associatif et d'économie sociale pour le développement et la gestion des activités et évènements culturels et de la création artistique.

Urbanisme : une vision à 20 ans, mais cependant incomplète

L’urbanisme selon la municipalité est fondé sur une bible, l’étude DEWILLER. Cette étude assez complète, traite tous les aspects de l’urbanisme futur de Saint-Malo. La mairie, conformément à son souhait d’inverser la baisse de la population a principalement retenu les aspects concernant le besoin de construction de logements neufs en grand nombre. 

Les constructions neuves sont de plus en plus nombreuses et changent rapidement l’aspect de la ville. Ce sujet est ultra-sensible dans la population. Un véritable rejet de la municipalité s’entend partout en ville sur ce point. 

Pourtant, densifier la ville est une solution nécessaire pour éviter l’étalement urbain. Mais la vraie question est de savoir pour qui on construit, donc comment on agit sur le prix du foncier. Les programmes en cours proposent plutôt des  appartement neuf 85m2 autour de 360k€. Alors que pour une maison à prix accessible il faut aller à Miniac où on trouve des maison neuves 5 pièces our  180k€). Alors que la population rêve surtout d’une petite maison avec jardin, celles-ci sont moins cher hors les murs qu’un appartement à Saint-Malo.

Le logement locatif est également sous la pression des locations type AirBnB (1800 AirBnb à Saint-Malo dont 800 Intra-Muros). 

Le grand oublié de la politique d’urbanisme est l’espace public, traité comme un espace dédié aux seuls usages strictement nécessaires. La qualité des aménagements est rarement pensée pour encourager le lien social et la vie publique (déambulation, rencontre) sauf cas très particulier (le Bd Chateaubriand a été traité uniquement sous l’aspect « voie de circulation »). 

La place des modes de déplacements doux n’est traitée correctement que dans un nombre de cas limités (Talards), et uniquement lorsque le préexistant le permet (l’oblige).  La plupart des voies soumises à des vitesses excessives ne sont traitées que par la réglementation : un panneau « zone 30 » doit suffire à apaiser le quartier du fait de sa seule présence.

Notre point de vue : 
L’urbanisme est traité de manière technique, sans vision de ce que devrait être le « vivre ensemble » d’une ville apaisée.

​Les relations avec la population, le trou noir.

C’est sans doute le plus grand échec de la municipalité actuelle. Tous les intervenants sans exception (particuliers, associations) disent que les demandes ainsi que les courriers à la mairie restent trop souvent sans réponse. 

« Je suis le maire, je décide. Nous n’avons pas été élus pour faire du participatif, ce n’était pas à notre programme ». Ces mots ont été prononcés par le maire lors d’une réunion publique. Ils résument l’approche à la fois autoritaire et méfiante vis-à-vis de la population en général et des associations en particulier. 

Cela peut conduire à des échecs cuisants pour le maire à l'exemple du projet avorté du Sémaphore. 

Le rapport avec les associations s'est dégradé tout a long du mandat. Le soutien aux projets des associations par la collectivité est compté, conditionnel et ne favorise pas pleinement la liberté d'initiative et d'engagement. Les financements sont resserrés, la plupart des moyens et prestations de soutien des services municipaux sont devenues payants (matériels, salles...). 

Les relations avec les élus ne sont pas meilleures. Non seulement ceux de l’opposition, mais aussi ceux de la majorité. Des démissions ou menaces de démission récentes en sont le symptôme visible. 

La personne du maire pour qui soit on obéit soit on est un opposant / ennemi est directement visée par cette critique. Ainsi la présidente d'une association de quartier, pourtant première à soutenir et à continuer à soutenir le maire, a été mise à l'index durant plusieurs semaines pour avoir émis quelques réserves sous la pression de ses adhérents. 

 
Notre point de vue : 
La personne du maire suscite un véritable rejet chez la quasi-totalité des personnes ayant affaire à lui. Sur ce sujet la parole est libérée et les habitants ne craignent pas d’exprimer publiquement leur rejet, y compris parmi ceux qui disent avoir voté pour lui. Ce handicap risque selon nous de se révéler insurmontable.

​Développement économique : du classique.

En ce domaine, l’équipe fait preuve d’un dynamisme plan-plan et la compétence économique dont plus particulièrement l'activité touristique reviennent à Saint-Malo Agglomération. 

Concernant le développement touristique La création d’une SPL, dotée d’une mission extrêmement large, est surtout vue comme un outil de gestion des offices du tourisme. D’autant que les moyens alloués à cette SPL ne sont pas à la hauteur des besoins. Saint-Malo, en matière de tourisme, semble compter essentiellement sur sa notoriété. Cela relève de l’illusion. Il faut être malouin pour croire que le monde entier connait Saint-Malo. C’est pourquoi la SPL essaye de commercialiser le territoire y compris hors de France. 

La ville n’a toujours pas pris la mesure de l’importance d’un hinterland proposant une offre touristique diversifiée pour attirer et garder sur place un plus grand nombre de visiteurs. On compte sur le centre aqualudique pour jouer le rôle d’aimant. Cela semble un peu mince. 

Le tourisme d’affaires repose essentiellement sur l’activité du Palais du Grand Large, dont le positionnement commercial n’est pas clairement défini et on s’imagine en concurrence avec Rennes. De plus la gestion administrative concédée au privé pour 25 ans sous forme d’un BEA risque de freiner le développement de cet équipement. Seule perspective positive : le PGL pourrait passer sous gestion de la SPL, ce qui permettrait de donner plus de moyens à cette dernière. 

Enfin le succès de l’activité tourisme est surtout mesurée à l’aulne de grands évènements : Route du Rhum, Route du Rock, Etonnants voyageurs qui ajoutent bien sûr de la notoriété.

Concernant l’industrie, il n’y a pas de recherche active et agressive pour aller chercher de l’activité. 
Le port représente une partie importante de l’activité économique (Marchandise, passagers, grande pêche, pêche artisanale – 1er port de France, plaisance). 

L’aménagement de l’activité autour de la plaisance était un des grands projets du maire. Les choses ont peu évolué très dépassée par le Sud Bretagne. Par ailleurs la gestion administrative du port est catastrophique, il s’agit clairement d’un échec.  Il manque une vision claire et exprimée de la manière dont la ville et l'activité du port peuvent se développer harmonieusement. Exemple : liaison Bas Sablons / Intra ; mariage des activités de loisir/plaisance et de la pêche quai Dugay-Trouin ou cale du Nay, espace de la piscine. 
 
Notre point de vue : 
La municipalité manque d’ambition, d'idées et de "confiance en soi "pour le développement économique du territoire. Les projets qui autrefois ont structuré une vision possible du développement autour de pôles d'excellence Mer, Image... ont tourné courts sans vraiment d'autres perspectives structurantes. On reste très à la remorque de Rennes (ainsi concernant le développement des activités autour du digital ou du tourisme d'affaire). Par ailleurs la présence pesante de quelques grands acteurs acteurs économiques locaux incite à prendre des décisions correspondant d'abord à la satisfaction de leurs besoins.

Le dogme inébranlable de la gestion par le privé.

Si la gestion par le privé peut être un atout en certaines circonstances, il s‘agit pour la municipalité actuelle d’une préférence de principe. 
  • La gestion de l’assainissement a été renouvelée en DSP alors que les chiffres de la municipalité même montrait que le coût aurait été inférieur avec une gestion en régie. 
  • La gestion du stationnement va permettre au délégataire d’engranger 3M€ de bénéfice en 12 ans. 
  • Les campings, ingérables et inexorablement déficitaires, vont devenir rentables et intéressants une fois gérés par le privé !
  • La DSP transport impose une multitude d’avenants pour l’adaptation régulière du réseau de transport urbain.

Notre point de vue : 
Cet a priori ignore sciemment à la fois les bénéfices financiers et les bénéfices d’usage que pourrait apporter une gestion directe.
 

​Saint Malo Agglomération (SMA), le faire valoir.

La plupart des choix sont dictés par les intérêts de la ville centre (mutualisation, centre aqualudique). 

Les communes de l’agglomération sont traitées en vassales de la ville de Saint-Malo. 

Les maires des 17 autres communes sont muselés par la menace de rétorsions en cas de désaccord avec la présidence. (certaines communes ont vu des projets arrêtés par ultimatum). 

Cette attitude ne favorise pas un développement harmonieux du territoire, et in-fine porte préjudice à Saint-Malo elle-même en bridant son développement.

Notre point de vue : 
Il s’agit d’une erreur historique vis-à-vis de SMA.

​Notre analyse globale

Refermée sur une gestion mêlant autoritarisme, manque d’ambition et de confiance en soi, la ville tourne en rond, sans réellement progresser. La municipalité, sous la direction de Mr Renoult est comme aveugle et sourde aux exemples et expériences extérieures et manque de considération et d'esprit de coopération pour ses partenaires au sein de SMA.
 
Pour nous les grands enjeux d'avenir sont de bien identifier et de faire face aux exigences démocratiques, écologiques et sociales assurant à tous le bien vivre sur un territoire dynamique et apaisé.

Pour cela la municipalité  de Saint Malo en cohérence et convergence avec Saint Malo Agglomération, devra dans l'avenir :
  • gérer plus efficacement les biens communs et services publics en s'appuyant sur un personnel municipal dont on préserve la motivation.
  • Retrouver confiance en la capacité du territoire - Saint-Malo Agglomération et Pays de Saint-Malo - et de ses acteurs économiques, culturels, sociaux,  à coopérer pour progresser ensemble.
  • Avoir meilleure conscience des atouts et des points d’amélioration de ce territoire et de sa population, toute sa population.
  • Montrer une plus grande ambition en cessant de se considérer comme devant être inéluctablement à la remorque de Rennes.
  • Affirmer une volonté de développement économique, social, culturel et environnemental intégré et soutenable, avec pour objectif de conserver / attirer les ménages jeunes et d'assurer la mixité sociale.
 
Mardi 16 Avril 2019
Pierre SITE
 
 
Samedi 20 Avril 2019





LE BILLET

Municipales, fin ! Le PS animera, au cœur de la cité, une opposition active, critique et proposante.

Saint-Malo a élu un maire. Quelque particulière qu'elle fût, l'élection de Monsieur Gilles Lurton a pleinement répondu aux exigences d'un scrutin démocratique constitutionnel.

Le décrochage de la participation citoyenne rend historique, ce scrutin. Chacun de ceux qui animent la vie collective, depuis la belle idée de représentation de la volonté commune, est appelé à s'interroger sur le rôle qui peut être le sien au service de la restauration d'un lien civique des citoyens entre eux et des citoyens aux institutions républicaines.
 
Ce lien s'est incontestablement distendu. 
 
La persévérance individualiste, communautariste, corporatiste, claniste, tient aujourd'hui de plus en plus lieu de boussole au coeur de la communauté politique. La colère, l'amertume, l'adulation sans frein, la réaction instantanée, le procès permanent des uns par les autres, semblent chaque jour y prendre davantage le pas sur la raison éclairée par le long temps, la mémoire, la patience, la compréhension posée de la nature, de l'histoire et de la dignité d'autrui.
 
Saint-Malo a élu un maire. Quelque particulière qu'elle fût, l'élection de Monsieur Gilles Lurton a pleinement répondu aux exigences d'un scrutin démocratique constitutionnel.
 
Nul ne saurait par conséquent remettre en cause sans imprudence, sans légèreté, sans inconséquence, la légitimité du nouvel exécutif.

​Nous saluons le choix des électeurs : il s'impose à tous les démocrates.

Mais l'heure est à la mobilisation de tout un chacun, quelle que soit son orientation politique, sociale ou sociétale. Il convient aujourd'hui de redonner toute sa force à ce qui demeure moderne, neuf, transgressif, profondément exceptionnel :  l'idée d'un destin commun apaisé, fraternel, solidaire, à la fois fondé sur la volonté des citoyens de construire par et pour autrui et sur l'engagement des institutions qu'ils échafaudent à répondre pleinement à cette volonté. 
 
Le Parti socialiste malouin, humblement, à sa place, entend tirer toutes les leçons d'une situation dont il ne veut ni dissimuler -ni se dissimuler- le caractère critique.
 
Il prendra dans les jours, les semaines et les mois qui viennent, loin des combinaisons politiques superficielles, loin des sirènes démagogiques irresponsables, des initiatives visant à la démonstration de la haute vertu de la vie civique et des valeurs républicaines.
 
 
 

Alain Jaunault
28/06/2020

Vu, lu, entendu

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04/07/2018